Ce mouvement italien se détourne du passé et adhère au monde moderne, au progrès technique, au dynamisme de la machine, des systèmes de communication et de la grande ville, la Métropolis, au détriment de la nature.
Son représentant principal est Giacomo Balla. Il se traduit par des formes amples et dynamiques, des couleurs violentes, et aucune ornementation.
Son objectif est de subvertir la culture bourgeoise, de refléter l’esthétique agressive de la vie urbaine à l’ère du machinisme. Considéré colle le premier mouvement de design radical, le futurisme se ralliera au fascisme. Il inspirera le mouvement néerlandais De Stijl.
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8 Le De Stilj néerlandais (1917-1931
P172
P 188
Le De Stilj est à l’origine un magazine, un forum de débats sur l’art, fondé par Theo van Doesburg.
Il regroupe des architectes, designers et artistes comme Piet Mondrian, Moholy-Nagy, Gerrit Thomas Rietweld…
Leur objectif commun est l’abstraction radicale. La revue présente et s’inspire des oeuvres des avant-gardes du constructivisme, futurisme et dadaïsme. D’inspiration cubiste, le design est épuré et utilitaire, les lignes géométriques fortes, les couleurs fondamentales, les compositions dynamiques, et sans ornementation (dans la lignée du puritanisme hollandais)…
Ce mouvement aura une Influence considérable dans l’histoire du design : la chaise Red/Blue du pionnier Rietweld synthétise ce mouvement, elle sera exposée au Bauhaus, et inspirera les chaises de Breuer et le Mouvement Moderne.
Le mouvement s’éteindra avec la mort de son fondateur Doesburg.
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7 Le Constructivisme russe (1917-1935)
P 184
P200
P204
Après la Révolution de 1917, l’avant garde russe cherche à exprimer le désir des soviets de supplanter le système capitaliste par des structures plus démocratiques de production et de distribution des marchandises.
Ces artistes d’avant-garde (Rodchenko et sa femme Stepanova, Kandinky, El Lissitzky ou Malevitch) vont donc défendre une conception du design adaptée à la production industrielle. Ils considèrent que les arts appliqués peuvent créer un nouvel ordre social et décident de créer une architecture utilitaire.
Le constructivisme est dynamique, puissant, avec des motifs suprématistes (voir le mouvement « suprématisme »). Ses réalisations sont limitées par l’instabilité politique et restent confinées aux céramiques et motifs décoratifs.
Les constructivistes s’exprimeront dans les Vhutemas, des ateliers d’art soviétiques fondés en 1918. Ils auront des liens étroits avec le Bauhaus et tiendront un grand rôle dans la formation de l’idéologie artistique en URSS. Soutenus à leurs débuts par le régime, ces Vhutemas seront vite persécutés et abolis en 1932, au profit de syndicats controlés par le Parti.
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